Export et vins français, quelles évolutions ?

Les nouveaux marchés séduisent les exportateurs

Au mois d'octobre dernier, plus de huit entreprises sur dix espéraient voir leur chiffre d'affaires à l'export augmenter en 2015. Cours de l'euro avantageux, meilleure compétitivité des entreprises françaises et marchés étrangers en cours de redressement, les raisons sont multiples. Stars des exportations bleues blanches et rouges, les vins ont le vent en poupe.

L'export se redresse en France

Reuters rapportait que sur 826 sociétés de toutes tailles (deux tiers de PME, un tiers d'entreprises de taille intermédiaire et une poignée de microentreprises et de grands groupes) interrogées par Euler Hermes entre les mois de mai et juillet derniers, 83% des entreprises exportatrices envisageaient la croissance de leur chiffre d'affaires à l'export.

Pourtant, seul un tiers (32%) des entreprises françaises interrogées avaient prévu d'augmenter leurs investissements à l'export en 2015. Pour un autre tiers (29%), l'effort financier de 2015 sera équivalent à celui de 2014, tandis que la majorité des entreprises (35%) n'ont prévu aucune dépense pour exporter leurs produits. On notera que seules 18% des entreprises comptent investir pour augmenter leurs ventes sur le territoire français. L'avenir est-il à l'étranger ?

Les partenaires prioritaires sont le Brésil, l'Algérie, l'Inde, la Chine et le Royaume-Uni. Les acheteurs habituels que sont l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ne se classent qu'ensuite dans les intentions d'exports.

En outre, le baromètre Euler Hermes estimait que la valeur de la demande de produits fabriqués en France atteindrait les 30 milliards d'euros cette année. Un chiffre double par rapport à celui de l'année dernière.

Le vin français, toujours le roi des exportations ?

En 2013, la France était le premier pays exportateur de vins et de spiritueux, avec plus de 26% de parts de marché. Nos producteurs sont suivis de loin par le Royaume-Uni et son whisky (14,1%) et par l'Italie (11,7%). Ce secteur est la première filière exportatrice de l’agroalimentaire. Il constitue par ailleurs le deuxième poste excédentaire de la balance commerciale française, précédé de peu par l’aéronautique.

Les podium des acheteurs de produits alcoolisés est composé des États-Unis avec 19,5% de parts de marché, du Royaume-Uni (9,7%) et de l'Allemagne qui achète 8,5% des exportations. La France n'importe que 3,7% des vins et spiritueux, ce qui la place en huitième position. Parmi les marchés prioritaires identifiés par Ubifrance, on compte également la Norvège, la Russie, la Chine (y compris Singapour et Hong-Kong) et l'Australie. Le Nigeria, l'Inde, l'Irlande, le Mexique, l'Afrique du Sud et (étrangement) les Émirats Arabes Unis sont classés parmi les pays à potentiel.

Des marchés pour les franchiseurs ?

Symbole de l'art de vivre et du raffinement français, le vin est toujours bien accueilli à l'étranger. Ainsi, au-delà des exports, les entrepreneurs doivent se poser la question des concepts qui pourraient tirer parti de cette réputation, tant qu'elle perdure. Car année après année, les vignerons et les terroirs étrangers gagnent en qualité.

Cavistes, cours d'oenologie, arts de la table... les possibilités sont nombreuses car l'univers du vin est vaste. Il ne reste plus qu'à se lancer !

 

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